Broc Tickle contre-attaque…

Publié par La Rédaction le lundi 30 avril 2018 à 15:00

Le communiqué de presse envoyé à la presse par Broc Tickle vendredi dernier est un peu passé à la trappe suite à « l’affaire » Musquin/Tomac de Foxboro. On revient sur la traduction.

Le 12 avril 2018, la Fédération Internationale de Moto (FIM) annonce la suspension de Broc Tickle pour dopage jusqu’à nouvel ordre. Le pilote officiel KTM a été contrôlé positif après la course de San Diego le 10 février dernier. Ses analyses d’urine ont révélé la présence d’un stimulant interdit par la section 6 de la liste des produits bannis par la FIM. Conformément à ses droits, Broc Tickle décide de faire appel. En attendant il ne peut participer à aucune compétition. Il dénonce une situation qu’il ne comprend pas et surtout la manière de faire de la FIM : « J’ai été informé par la FIM d’un présumé résultat d’analyses anormales révélé positif au stimulant 5-methylhexan-2-amine suite à un test d’urine aléatoire réalisé le 10 février dernier juste après le SX de San Diego. La notification de la FIM a été pour moi une surprise totale car je n’ai jamais, intentionnellement ou par négligence, ingéré de substances interdites. Je n’ai jamais triché, je ne me suis jamais dopé et je n’ai jamais essayé de prendre le chemin le plus facile. Personne dans mon entourage ne m’a jamais offert ou fourni de substances interdites par le code Antidopage de la FIM. J’ai travaillé trop dur tout au long de ma carrière pour tout foutre en l’airen prenant n’importe quoi. Je suis dévasté par cette allégation mais aussi frustré par le processus. La FIM n’a pas été professionnelle avec moi en ce qui concerne la rapidité à laquelle elle a communiqué, divulgué des informations liées à mon test A alors que les tests de l’échantillon B avaient déjà été demandés. »

Injustice
« Avec beaucoup de retard, elle m’a finalement informé qu’en faisant aussi vite que possible, l’échantillon B ne pourrait pas être analysé avant le 16 mai 2018* et que la réception des résultats ne serait pas divulgué. En outre, elle m’a informé que je ne recevrai pas les documents associés à mon test A avant 10 à 15 jours ouvrables à compter du 15 avril. A ce stade, j’ai déposé une demande pour lever ma suspension provisoire imposée mais je n’ai pas foi en cette procédure qui ne s’appuie que sur des documents écrits. Obtenir une audience complète pour répondre à ces allégations prendra des mois. Avec cette affaire, j’ai découvert que la FIM est une organisation au pouvoir ultime. Elle peut décider de suspendre un athlète professionnel d’un simple coup de stylo, sans aucun processus ni preuve à l’appui et sans possibilité de se défendre. En agissant ainsi, la FIM prive un athlète de ses revenus et par conséquent, il se retrouve avec des moyens financiers restreints à devoir se défendre avec le peu d’informations fournies. Elle refuse également de communiquer en temps voulu et de divulguer des preuves. Avec tout ça, dire que le processus est injuste est un euphémisme. Je ferai tout mon possible pour combattre ces allégations, laver mon honneur et poursuivre ma carrière. Si quelqu’un a des informations pertinentes, adaptées à mon cas et pouvant m’aider, je vous prie de contacter mon avocat Maitre Brian D.Harrison par mail. Je vous remercie. »

Broc Tickle.

[NB* : « Fait intéressant, peu de temps après le dépôt de ma demande de levée de suspension provisoire, la FIM m’a informé qu’elle avait contacté le laboratoire pour changer la date du test de l’échantillon B au 9 mai 2018. Cependant, aucune information n’a été transmise quant à la date de réception des résultats ni concernant la documentation de laboratoire associée. »]

Voir plus

6 Commentaires

 

Articles

Mode sombre