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Livia Lancelot est prête

Publié par Justine Geisler le jeudi 2 mars 2017 à 18:39

Une semaine après l’ouverture des championnats du Monde de Motocross au Qatar, voici le Mondial féminin qui débute ce weekend à Pangkalpinang en Indonésie. Livia Lancelot est arrivée sur place depuis le début de semaine afin de mieux s’acclimater au climat local et aborder cette première épreuve dans les meilleures conditions. Double championne du Monde et tenante du titre, l’officielle Kawasaki est fin prête pour défendre sa plaque rouge.

Livia nous voici à la veille du premier Grand Prix de l’année, comment te sens tu ?
Je me sens bien, j’ai passé un bon hiver et j’ai pu m’entrainer dans de bonnes conditions, on a fait tous les tests qu’on avait à faire et contrairement à l’an passé ou j’étais tombée fort lors d’un ultime entrainement avant le premier GP, j’arrive ici physiquement au top. La pilote est prête, la moto est prête !

L’Indonésie est une nouvelle destination, tu l’appréhendes comment ?
Je l’appréhende comme les autres épreuves, au final qu’on connaisse ou pas le circuit sur lequel on va rouler ne change pas grand chose. Ceci étant on arrive dans un nouveau pays que l’on ne connaît pas, un peu différent de la Thaïlande, mais on commence à être habituées aux conditions chaudes et humides même si pour l’instant il pleut beaucoup ici en Indonésie et il ne fait pas trop chaud. Si j’appréhende quelque chose c’est la pluie, car sur de telles épreuves on arrive avec moins de matériel que sur une épreuve en Europe, avec par exemple une seule moto. C’est cela qui peut stresser, si les conditions météo étaient vraiment catastrophiques cela pourrait tourner à la loterie.

Tu es championne du Monde en titre, tu abordes cette épreuve avec plus de pression ?
Non, car je pense que le titre décroché l’an passé m’a justement déchargée d’une certaine pression. C’est vrai que cela faisait plusieurs années que je courrais après ce titre, je l’ai et aujourd’hui j’arrive zen à ce premier GP. Je suis championne en titre, je me suis entrainée pour être encore une fois championne du Monde, je veux défendre mon titre mais je ne sens pas cette pression.

Il y a un club des quatre aussi chez les filles cette année ?
Oui, clairement. C’est sûr que Kiara (Fontanesi) qui est revenue sur la Yamaha va être là, elle a énormément travaillé. Courtney (Duncan) était nouvelle l’an passé mais elle est très très rapide et a plus d’expérience. Nancy (Van de Ven) est très rapide dans toutes les conditions, elle est très régulière et une fois de plus je vais devoir me méfier d’elle. On est quatre à pouvoir être titrées, que la meilleure gagne !

Tu as une bien sûr une idée pour faire la différence ?
Ce qui peut faire la différence c’est que je suis la plus vieille, donc j’ai plus d’expérience et peut être un peu moins de pression. Je ne pense pas avoir la même vision des choses que Courtney ou Nancy par exemple, qui n’ont pas le titre. Elles le veulent à tout prix, ce peut être un avantage comme un inconvénient. Mon expérience et mon âge peuvent être un avantage comme un inconvénient, chacune doit tirer le meilleur d’elle même.

Tu as passé un hiver de Championne du Monde, ce fut calme ?
Non, pas du tout. Après le titre je suis partie aux US pour deux semaines, à la fois pour prendre des vacances mais aussi pour diverses obligations en tant que championne du Monde. Puis j’ai fait tellement de choses avec les voyages sur les salons et les rendez vous avec des partenaires ou les médias que quand j’ai repris l’entrainement j’étais fatiguée tellement j’avais été sollicitée. J’avais l’impression de ne pas m’être reposée, mais avec Bruno (Losito) mon préparateur physique on a bien géré mon programme et du coup j’ai bien récupéré et je me sens en forme, prête pour la saison.

L’histoire d’amour avec Kawasaki continue ?
Oui, c’est clair. On ne change pas une équipe qui gagne, et je n’ai changé quasiment aucun de mes partenaires. J’essaye toujours de garder les gens avec qui cela se passe bien et aujourd’hui j’ai une équipe de sponsors et partenaires avec qui il y a une forte relation. La plupart de mes partenaires sont des gens que j’apprécie, qui étaient là quand j’ai créé mon team, pour fêter mon titre, qui sont toujours là quand il le faut. Ce ne sont pas que des sponsors, et c’est aussi je pense ce qui fait ma force.

Il y a un petit nouveau dans la famille, Monster Energy ?
C’est vrai que Monster fait son retour avec moi, puisque je portais déjà leurs couleurs en 2014. On s’était séparés pour diverses raisons, je suis très contente d’être de retour chez eux, d’autant plus que Kawasaki et Monster travaillent ensemble dans d’autres catégories. L’image Monster est forte et sympa, et ce n’est pas négligeable d’avoir un tel sponsor à ses côtés.

La saison va être longue ?
C’est sûr que la saison va être longue, à partir de ce weekend je vais enchainer pas mal de courses avec le championnat de France féminin, quelques courses de l’Elite (St Jean et Romagne) et un maximum d’épreuves internationales car c’est sur ces course que je progresse le plus en essayant de m’accrocher au rythme des pilotes masculins. La saison va être longue mais ce n’est pas grave, je suis prête !

(Communiqué de presse Mediacross).

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