« Il était une fois le SX US » (KTM Jr Challenge)

Publié par La Rédaction le vendredi 3 avril 2020 à 13:30


Rouler en Supercross à 7 ans comme les pros c’est possible avec le KTM Jr Challenge. Le chapitre n°7 du livre « il était une fois le Supercross américain » s’attarde sur les futures stars. 

On ne nait pas pilote de supercross. On le devient. Avant d’espérer devenir un jour une légende de la discipline, il y a forcément un point de départ. La passion du deux roues se transmet généralement de génération en génération. Pratiqué le plus souvent comme un loisir, le motocross peut faire naitre chez les plus jeunes une véritable envie d’aller « plus loin ». En 1996 le constructeur autrichien KTM courent après les victoires sur le territoire américain. En vain. Le service communication décide alors de trouver une solution pour faire découvrir la marque au plus grand nombre. Quinze pilotes, filles et garçons, âgés de 7 à 8 ans, au guidon de mini-motos de 50cm3. Le KTM Jr Challenge est né. Un accord est trouvé avec l’organisateur. Pendant 12 ans, le rendez-vous est incontournable. Pendant l’entracte les mini-pilotes ont trois tours pour prouver qu’ils sont capables de rouler sur la même piste que les pros. Les parents sont ravis, les enfants aux anges et le public sous le charme. En 2008 la crise économique frappe de plein fouet KTM qui souffre du taux de change euros/dollars. Faute de continuer à financer le programme dans des bonnes dispositions il disparait. Il faut attendre 2013 pour revoir les petits bouts de chou remonter sur les 50cm3. Habillés de la tête au pied par les sponsors, ils vivent un rêve sur dix épreuves de Supercross de la saison. Ils participent à deux séances d’essais et signent des autographes dans les paddocks.

Ca donne le sourire
Le soir venu, ils découvrent la cérémonie d’ouverture de l’intérieur avant de s’élancer sur la piste pour espérer quelques minutes de gloire sur le podium où ils sont interviewés comme « les grands ». Pour certains, l’expérience est unique. C’est la 1ère fois et sans doute la dernière fois qu’ils roulent dans un stade plein à craquer. Pour d’autres, c’est le début d’une longue et belle histoire. Ryan Dungey, Eli Tomac, Zach Osborne, les frères Alessi pour ne citer qu’eux sont tous passés par le KTM Jr Challenge avant de devenir des stars de la discipline. « Je venais juste d’avoir 7 ans lorsque mes parents m’ont inscrit, se souvient Dungey, quatre fois Champion SX 450cm3. J’étais angoissé car pour être sélectionné il ne faut pas être plus petit que 1,32m et ne pas peser plus de 31 kg. J’avais peur de ne pas rentrer dans les critères. Lorsque le jour J est arrivé j’étais un peu nerveux car tout était plus grand par rapport à la télévision. Une fois sur place j’étais plus content de voir les pilotes en vrai que de rouler en fait. J’ai terminé la course en 3ème position mais je ne me souviens pas comment. Les appels sur les sauts étaient raides et monstrueux. J’étais si jeune. J’ai fait de mon mieux. » Outre les critères morphologiques, il faut avoir des notes supérieures à la moyenne à l’école pour être pré sélectionné. Le reste est du domaine du pur hasard. Un tirage au sort est organisé pour choisir quinze chanceux dans dix villes différentes. La formule fait mouche. Sur chaque épreuve, ils sont parfois jusqu’à 300 à envoyer des dossiers de participation. Seulement 150 sont choisis par an et plus de 3 700 ont essayé depuis les débuts. En plus de repartir avec les yeux qui brillent, les pilotes en herbe peuvent garder tous les produits offerts par les sponsors. Comme les grands quoi.

Par Stéphan Legrand (avec les Editions Hachette – photos KTM/S. Legrand).


3 Commentaires



  1. grandcoq

    Est ce que je peux tenter ma chance avec qq kilos, cm et surtout années de plus ? Je pense avoir du potentiel et tout l’avenir devant moi à … 55 balais 🙁

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    • Seb74 ( Posté via l'application )

      Euh… sur un 50cc, t’es sûr ?
      Bon, après tout, c’est toi qui voit.

  2. aldjess

    C’est clair,en France ça n’arrivera jamais a moins d’avoir des parents plus friqués que la moyenne vu les vrais sponsors absents qu’on a!

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