« C’est arrivé avec »… Robbie Maddison

Publié par mitchum le mercredi 6 mai 2020 à 09:20


Après bientôt dix ans de reportages, la rédaction LeBigUSA a vécu des situations inédites. Julien Anquetil, directeur technique du site, se souvient du saut de Robbie Maddison en 2007. 

Décembre 2007, Las Vegas. Après avoir longtemps admiré le Supercross US à distance, je voulais en voir un « pour de vrai ». Billet d’avion en poche, je m’envole pour la ville du jeu où Stéphan me récupère pour me « baby-sitter » pendant mes quelques semaines aux États-Unis avant d’assister à l’épreuve d’Anaheim en Californie. A peine débarqué de l’avion, on remonte le Strip, la grande avenue des hôtels/casinos. Il est environ 23 heures. Tout est illuminé. J’en prends plein les yeux. Après une nuit et un décalage horaire plus ou moins bien géré (merci la vodka cranberry), Stéphan me fait une proposition : « J’ai un passe presse pour assister au saut de Robbie Maddison sur l’Arc de Triomphe mais je ne peux pas y aller, ça te branche ? » Je pense avoir répondu oui bien avant qu’il n’ait pu finir sa phrase.

Le jour J
Me voilà donc sur l’avenue principale de Las Vegas équipé de mon matos photo/vidéo et des conseils de Stéphan sur les choses à éviter à Vegas un soir de Nouvel An. J’en profite pour visiter chaque casino aux décors plus exubérants les uns que les autres. Mes deux préférés sont le « Wynn » et le « Encore » pour ceux qui connaissent l’endroit. Je me dirige à l’intérieur du Caesar’s Palace pour récupérer l’accréditation presse qui permet d’accéder au pied de l’Arc de Triomphe. Des rédactions du monde entier sont présents. On doit bien être une quinzaine de journalistes à fouler les quelques mètres carrés sécurisés, sur tapis rouge s’il vous plait.

Stéphan ne s’est pas moqué de moi. J’ai un spot de rêve pour réaliser mes images juste dans l’axe de la réception. Je ne peux pas être mieux placé compte tenu qu’il y a un monde de folie pour assister à l’événement. La moto chauffe. Robbie s’échauffe. Les écrans géants diffusent différentes simulations de ce que pourrait être le saut même les cas de chutes possibles. De quoi faire froid dans le dos. J’appuie sur le bouton « REC » de mon camescope d’antan. C’est parti. Robbie s’élance, prend son élan, se jauge et revient au point de départ. La 2ème tentative est la bonne. Il décolle et se pose sans encombre sur le haut de l’Arc de Triomphe. Sa femme se trouve à quelques mètres de moi, elle hyperventile grave dans un état de stress terrible.

Séquence émotion
Le plus difficile, ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage, en l’occurrence la descente. Le pilote australien se jette. Sa réception est un peu longue mais ça passe. Malgré une déchirure au pouce, il est entier. L’émotion est à son comble. Des milliers de personnes applaudissent et crient. Robbie l’a fait. Il n’est qu’à quelques mètres de moi lorsqu’il tombe dans les bras de sa femme en larmes. Lui aussi est bien ému. Ses larmes coulent. Il grimace de douleur. Son pouce a pris cher à la réception. Tout le monde est heureux. La soirée ne fait que commencer. Il est temps de fêter ça comme il se doit en plus de la célébration de cette nouvelle année 2008. Il y a des moments comme ça qu’on n’oublie pas. Merci Stéphan.

Par Julien Anquetil (photos RedBull).


6 Commentaires



  1. mxsxfan

    Ah merde j attendais une anecdote de ouf à la fin et en fait rien du tout 🤷‍♂️

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  2. Romane

    Déjà presque 13 ans un truc de malade en fait, le plus chaud c’est qu’il aurait pu se briser à la réception, ce jour là j’ai pris la mesure du professionnalisme de certains riders autrefois marginaux.

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    • mxsxfan

      L un n empêche pas l autre ! Pages vit un peu comme un marginal mais est hyper pro et méticuleux dans son entrainement et sa préparation !
      Après quand tu vois l article d avant sur Faist c’est vrai que beaucoup donnaient une image un peu de branleurs. Mais vu la dangerosité de la discipline y a des heures de boulot derrière !

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