Le coin du Dakar par Julien (8)

Publié par La Rédaction le mardi 14 janvier 2020 à 19:30


Comme dans tous les domaines, sur le Dakar ça ne marche pas forcément du premier coup. Son aisance sur deux-roues, Frédéric Barlerin l’a d’abord travaillée au guidon d’un vélo. Et dès la 1ère séquence de sa vie sportive, le Bourguignon s’est senti à l’aise sur les terrains inhospitaliers puisqu’en parallèle de sa carrière sur route, il naviguait honorablement dans l’élite nationale du cyclo-cross. Dès cette époque, le cycliste avait en tête les vieux souvenirs de véhicules qu’il avait pu voir défiler sur la N7 en route vers l’Espagne puis l’Afrique, alors qu’il était minot. Depuis, il a entretenu le rêve en confectionnant assidûment des maquettes au 1/43ème des Peugeot des années 80 par exemple mais a surtout enfourché des motos d’enduro avant de s’attaquer au désert. Habité par l’idée de cette conquête du Sénégal, Frédéric s’était fixé comme première échéance l’Africa Race, « parce que je voulais arriver sur les bords du Lac Rose » et s’est ensuite confronté à son grand défi en janvier dernier au Pérou. Captée par les équipes de télévision, la séquence de son renoncement au 4ème jour de course sur une panne mécanique a ému par milliers les téléspectateurs.

Expérience
Mais après avoir vécu l’amère expérience de l’abandon, le pilote de Decize compte bien goûter à la joie de l’arrivée finale… toujours en roulant dans les rangs des « Original by Motul », ceux qui s’engagent sans assistance. « La déception de l’abandon a été très forte sur le moment. J’avais lourdement chuté au troisième jour et j’avais tout de même pu repartir le lendemain, tout en sachant qu’il y avait un problème que je n’avais pas bien identifié. Au total ça n’a pas tenu, je m’en voulais beaucoup mais je suis resté sur le rallye et j’ai réalisé que beaucoup quittaient la course sur des problèmes similaires. Le moral est revenu et je me suis vite mis dans la tête que j’allais repartir. Le Dakar n’a rien à voir avec toutes les autres courses, c’est une autre planète. Mais maintenant je sais comment ça se passe, l’expérience d’un premier rallye compte énormément. J’ai clairement plus d’atouts et de maturité. Alors dans mon esprit, je me donne 100 % de chances d’aller au bout… mais je sais qu’on n’est jamais totalement à l’abri et que ça peut s’arrêter dès Jeddah. Avant le Dakar, je n’avais jamais abandonné aucune course ! »

Julien Guaquier.


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