Le coin du Dakar par Julien (7)

Publié par La Rédaction le mardi 14 janvier 2020 à 06:04


Son palmarès raconte l’histoire d’un parcours quasi sans faute sur le Dakar avec un seul abandon en sept participations. Si la trajectoire de Philippe Cavelius peut sembler rectiligne, c’est avant tout parce que ce chef d’entreprise, prothésiste dentaire, sportif depuis sa plus tendre enfance à vélo dans la campagne ou en rando de haute montagne, ne laisse rien au hasard et n’aime rien moins que l’approximation. Aussi avait-il participé à de nombreux rallyes avant de se lancer en 2010 sur le Dakar. Une approche qui lui a plutôt réussi et qui lui a également permis d’accumuler une précieuse expérience d’atteindre une certaine maîtrise de son sujet l’autorisant maintenant à se lancer un nouveau défi. Car cette année et pour la première fois, Philippe s’engage sur le Dakar sans assistance dans la catégorie Original by Motul. Pour se donner les moyens de ses ambitions, il a notamment remis à plat les modalités de sa préparation physique, désormais supervisée par un tout jeune coach qui l’a conduit à travailler davantage sa résistance. Conscient de la dimension multi-factorielle de la réussite d’un Dakar, le motard d’expérience table avant tout sur sa sagesse et sa solidité mentale… presque aussi importantes que la fiabilité mécanique de sa KTM.

Persévérance
« L’année dernière je n’étais pas inspiré par le parcours uniquement péruvien, alors je suis allé sur l’Africa Race. C’était intéressant, mais ce n’est vraiment pas la même difficulté… d’ailleurs j’ai longtemps été 5ème et j’ai terminé 8ème. En tous cas je me suis rendu compte de l’expérience que m’a apporté le Dakar. Ce qui fait la différence, c’est surtout la tête, et c’est primordial. Cette année j’ai travaillé avec un nouveau coach, dont le travail est inspiré par le CrossFit. Il ne faut pas rester sur ses acquis, y compris dans ce domaine, alors j’utilise de nouvelles méthodes. Cette année, je relève le défi des malles-motos. Je pense que ce sera jouable, sachant que mon premier challenge, c’est de ne pas tomber. Ensuite, si t’as une tête bien faite tu vas au bout parce que tu prends les bonnes décisions. Quand on garde la tête froide, on trouve toujours une solution. J’arrive toujours à rentrer le soir. Concernant la mécanique, je compte en faire le minimum, cela fait partie de ma stratégie. Je n’ai aucune appréhension parce que ma moto est aboutie et parfaitement préparée : la vidange et le changement du filtre à air tous les soirs, ça suffira amplement. Je vais rouler en configuration minimaliste ».

Julien Guaquier.


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