Le point sur le SX de Nanterre (Bercy)

Publié par La Rédaction le lundi 9 octobre 2017 à 09:01

A 40 jours du SX de Nanterre (ex-Lille, ex-Bercy), Xavier Audouard, le directeur sportif de l’événement, donne des nouvelles et fait le point sur l’avancement des travaux.

LeBigUSA.com : où en sont les travaux de l’U Arena de Nanterre ?
Xavier Audouard : le stade est terminé en ce qui concerne le gros oeuvre. Ils en sont aux finition. Tout s’est déroulé en temps et en heure. On n’a qu’une petite fenêtre de tir avant que l’équipe des Stones ne réquisitionnent les lieux jusqu’à pratiquement la fin du mois. Bien sûr, les choses ont été préparées en amont mais il reste à les appliquer sur le terrain réel qui, il y a quelques jours, était encore un chantier. J’ai vécu ça au 1er Bercy mais on était alors dans l’exaltation totale, c’était bien plus folklo que pro. On a changé d’époque, ce genre d’amateurisme ne passerait plus de nos jours. Organiser, c’est prévoir et l’enjeu est important donc on est bien à fond.

Le retour à Paris et plus particulièrement dans un stade tout neuf est-il compliqué ?
On en est à 35 éditions au compteur mais c’est comme si l’on redémarrait d’une page blanche ou en tout cas en terrain inconnu donc oui, forcément, c’est compliqué. Mais contrairement à Bercy ou Lille, le propriétaire des lieux n’est pas une collectivité locale mais le président du Racing 92, qui ne ratait pas un Bercy à l’époque JMB – McGrath. On est le 1er événement sportif dans son enceinte. Il a autant que nous envie que ça réussisse. Son directeur est l’ancien du POPB donc on a une relation vraiment positive avec le stade, ils savent à quoi s’attendre. Dans le contexte d’une 1ère pour eux comme pour nous, c’est rassurant.

Quelles sont les difficultés rencontrées jusqu’à présent ?
On est au coeur du plus grand quartier d’affaires d’Europe, à deux pas de la Préfecture et l’aile nord de la U Arena sera le siège du Département. Pour toutes ces raisons, les restrictions sont majeures. On ne pourra par exemple pas avoir de paddock extérieur. Par ailleurs, à Paris, tout est plus cher, on le sait. Apporter près du double de terre au coeur de cette zone et la ramener en une nuit dans un stock à 8km, ça coûte beaucoup, beaucoup plus cher qu’à Lille où on pouvait la stocker à 100m du stade. Sécurité et piste sont donc des postes dont le coût explose à Nanterre. Pour autant, le prix du billet n’a que très peu augmenté car c’est déjà un spectacle de luxe. Il faut donc que le retour à Paris rapporte plus de spectateurs, déjà pour couvrir ces frais. C’est forcément un défi.

En quoi cette édition à Nanterre est-elle en passe de marquer tous les esprits ?
C’est le Supercross dont on a toujours rêvé : à Paris, sur une grande piste, dans une salle de spectacle confortable et chauffée. A la U Arena, on passe dans une autre dimension, à tous points de vue. Son terrain est aux normes internationales du rugby. On utilise un en-but en guise de paddock vu qu’il n’y a pas de salle annexe comme à Bercy. Le fait qu’il n’y ait pas de tribunes à une des extrémités diminue le volume général mais ce qui impressionne, encore une fois, c’est que ce terrain de rugby soit logé au milieu d’une salle de spectacle et non d’un stade classique. Pour le SX, il s’agit d’une configuration idéale, une sorte d’amphithéâtre avec une grande piste au milieu. Ce qui sera du jamais vu dans un contexte de SX est le type de show que permet le système de projecteurs high tech dont la salle est la seule au monde à être équipée en permanence. La surface de projection des images est plus de huit fois supérieure à Lille. Je conseille à tous de ne pas arriver en retard. Ce serait dommage de rater.

Les fans veulent oublier Lille mais ne peuvent pas oublier Bercy, comment la U Arena va t-elle prendre ses marques ?
Cette salle -je dis salle et non stade car c’est le ressenti qu’on a à l’intérieur- est unique au monde par ses dimensions et ses caractéristiques techniques. Bercy avait un côté « Monaco du SX » unique également du point de vue piste mais pour des top-pilotes au guidon des 450 modernes, c’était chaque année un peu plus limite. Et l’ambiance y était d’autant plus bruyante que c’était petit mais, justement, trop petit. Ce qui comptait aussi c’était la pente des gradins et le fait qu’ils surplombaient la piste, tout le monde voyait bien. Or, à Nanterre, on retrouve exactement la même configuration et la jauge est plus de deux fois celle de Bercy. Si c’est plein -à 24 000 spectateurs au lieu de 11 000- l’ambiance sera bien présente. Et le reste de la salle est tellement plus adapté au SX que seuls les nostalgiques chroniques pourront regretter Bercy, je pense. Bercy c’était génial et ce n’est évidemment pas moi qui égratignerait ce souvenir mais là, on a de quoi partir pour de nouvelles aventures.

Quels sont les pilotes confirmés à ce jour ?
Le plateau SX1 se partage entre les pilotes en provenance des Etats-Unis dont les deux « frenchies » que tout le monde a envie de voir, Marvin Musquin et Dylan Ferrandis ainsi que les ténors du SX Tour qui représentent le top en Europe. Le team US sera composé de Zach Osborne, Cole Seely et Christian Craig, plus j’espère encore un ultime ricain de premier plan, sans oublier Dean Wilson. En wild card SX2, Bud Racing compte ramener un américain supplémentaire de la Monster Energy Cup. Il y aura aussi Brian Hsu et peut-être une Alta pilotée par Darryn Durham ou Josh Hill. En FMX on retrouvera évidemment Edgar et pour un Best Trick qui s’annonce épique, Sheehan, Strong et Rinaldo.

Reste-t-il encore des places le samedi soir ?
Ca devient chaud pour le samedi soir qui sera complet d’ici une semaine ou deux. Le dimanche, comme toujours, démarre plus tard mais pour la 1ère fois il y a moitié prix pour les enfants et ça devrait attirer des familles, donc attention aussi.

Peux-tu déjà nous dire à quelles surprises on peut s’attendre ?
Pas vraiment, sinon ce ne serait plus des surprises. On a annoncé quand même déjà des changements importants au niveau du format des courses en SX1 et de celui du FMX avec le Best Trick Contest. Mais à dire vrai, l’objectif pour cette 1ère est de bien la réussir, dans un genre que l’expérience nous permet de suffisamment maîtriser, plutôt que d’innover à tout crin. L’utilisation judicieuse de ce nouvel outil ultra-moderne, aux possibilités exceptionnelles. Rendez-vous les 17 et 18 novembre.

Propos recueillis par Stéphan Legrand

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