Cinq minutes de + avec Sulivan Jaulin

Publié par La rédaction le vendredi 13 décembre 2013 à 05:04

L’histoire de Sulivan Jaulin sur la Kawasaki PC de Darryn Durham à Genève était passionnante. Dernier entretien avec le pilote français avant de refermer la page.

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LeBigUSA.com : Comment as-tu été embarqué dans cette histoire de rêve pour ceux qui auraient raté le 1er épisode ?
Sulivan Jaulin : A deux jours du SX de Genève, j’ai reçu un message d’Yves Demaria, mon entraineur, pour me dire que je pouvais rouler à Genève. Il ne m’a pas dit tout de suite que c’était pour rouler avec la Pro Circuit de Darryn Durham. Avec l’aide de Vincent Béréni, Eric Peronnard et le boss de mon équipe allemande Harald Pfeil, l’affaire était bouclée. J’ai préparé mes affaires dans la foulée pour vivre ce rêve éveillé.

La Kawasaki Pro Circuit semble donner des ailes car tu es sacré « Prince de Genève » à la fin du week-end…
C’est sûr que je me suis tout de suite senti pousser des ailes mais la moto ne fait pas tout. Ce n’est pas parce que c’est la meilleure 250F du monde que tu peux aller vite dessus. Il faut savoir l’utiliser correctement et c’est ce que j’ai réussi à faire progressivement. Je pense aussi que mon pilotage assez coulé m’a bien servi.

La Pro Circuit est-elle si différente des motos que tu pilotes en Allemagne ? 
L’adaptation a été rapide mais je pense que ce n’est pas possible pour tout le monde. J’ai tout de suite adoré le couple moteur et la « force » qu’elle possède. J’avais peur qu’elle soit un peu violente mais en fait pas du tout bien au contraire. Elle n’arrache pas les bras par exemple. La moto est différente de celle que j’utilise avec le team Pfeil en Allemagne mais nous avons du bon matériel. Sur les SX allemands qui sont plus petits, nous avons besoin d’énormément de puissance.

Sulivan a adoré bosser avec Jon. © FB/LBU

Sulivan a adoré bosser avec Jon. © FB/LBU

Avoir un mécanicien comme Jon Primo à ses côtés le temps d’un week-end, ça donne quoi ?
Cela aide énormément. Jon a été très proche de moi tout le week-end pour connaître mes sensations sur la moto, savoir ce qui n’allait pas et trouver des petits réglages qui vous font sentir mieux sur la moto. Il m’a également aidé à me relaxer avant les manches avec des petits mots pour me mettre en confiance. Ce qui est très différent entre un mécanicien d’usine comme Jon et un mécano « normal », c’est qu’après chaque séance, on faisait un petit débriefing pour savoir ce qui allait ou n’allait pas sur la piste et trouver des petits trucs pour être plus performant.

La suite du rêve, c’est quoi ? Un coup de fil de Mitch Payton ?
J’aurais aimé qu’il ne s’arrête pas ! C’est déjà tellement énorme de pouvoir réaliser un rêve comme ça que ça pourrait me suffir largement. Après la course, j’ai tout de suite envoyé un message à Mitch Payton pour le remercier de l’opportunité qu’il m’avait donné de pouvoir rouler sur cette moto exceptionnelle. La suite du rêve est qu’il m’a répondu en me remerciant de mes bons résultats. C’est aussi un rêve et un honneur d’avoir des félicitations et les remerciements d’un homme comme lui. Le bonheur serait de recevoir un coup de fil de sa part pour venir rouler aux US. On verra bien, rien n’est impossible.

Propos recueillis par Benjamin D’introne

Sulivan Jaulin a assuré sur la Pro Circuit officielle. © LBU

Sulivan Jaulin a assuré sur la Pro Circuit officielle. © LBU

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