« C’est arrivé avec »… Ronnie Faisst

Publié par Stéphan Legrand le lundi 4 mai 2020 à 18:00


Avec plus de 20 ans en reportages en tous genres aux Etats-Unis, les moments étranges, parfois surréalistes, ne manquent pas. LeBig est pote avec Ronnie Faisst. La preuve en 2014. 

Juin 2014 : Le rédacteur en chef de l’époque me demande d’aller interviewer Ronnie Faisst, le freestyleur de la Metal Mulisha chez lui en Californie. Tout est réglé au préalable au téléphone. Je le rejoins chez lui à Murrieta à 10 heure du matin précise. De Las Vegas, je saute dans un avion aux aurores. Voiture de location, autoroute, je suis à l’heure pétante devant la maison. Je sonne. Personne ne répond. Je ne m’inquiète pas, il doit encore dormir. Un pilote de Freestyle se lève tard. J’insiste sur la sonnette. Je frappe à la porte. Le silence. Je fais le tour de la propriété. Je ne trouve pas âme qui vive. Je compose le numéro de Ronnie qui sonne alors dans le vide. L’affaire est plutôt mal engagée. La patience n’est pas mon fort mais je n’ai pas le choix, je dois absolument attendre. Je suis venu pour bosser, je ne peux pas rentrer bredouille. Il est 14 h. Cela fait maintenant quatre heures que je poireaute.

C’est long d’attendre
Je suis sur les nerfs surtout que je n’ai pas bougé d’un centimètre de peur de le rater s’il revenait pendant mon absence. Je suis à bout. Je ne sais pas quoi faire car je ne peux pas partir. On m’a demandé de faire un boulot. Je dois le faire. Mon avion retour est prévu à 20h. Aucune trace de Ronnie. Je l’appelle toutes les dix minutes inlassablement. A 15 h, je craque, je me casse. Tant pis. Ma patience a des limites. Elles sont atteintes depuis déjà longtemps. Je compose son numéro une dernière fois. Au bout de trois sonneries il décroche avec une voix d’outre tombe. « Je suis désoléJ’ai fait une fête terrible hier soir. Je suis dans un pieu avec deux nanas. Je n’ai aucune idée où je suis. Je m’habille et promis j’arrive. » Une heure plus tard, il se pointe. Il est désolé. Pas autant que moi. L’entrevue est bref. Je fais 2/3 photos, pose quelques questions avant de repartir sans trainer. Mission accomplie.

Stéphan Legrand.


9 Commentaires



  1. Toulote13

    Les clichés sont véridiques avec ces gars là, de vrais badass :D

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    5 0
  2. Bat'man199

    Dans la presque même lignée: au MX des Nation à St Jean d’Angély en 2011. Après être arrivé à la première heure sur le circuit, une bonne relation m’avait fait rentrer sous l’auvent Kawa US et m’avait promis que je déjeunerai avec Villopoto. Le temps passait passait et il venait jamais mais vraiment jamais a tel point que le team s’étonnait. Il est arrivé la tête enfariné super tard sur son programme car il avait trop dormis et qu’il était toujours selon ses mots en « jet lag ». Résultat j’ai partagé mon croissant et mon café avec Villopoto qui répétait plusieurs fois  » love french food ». J’avais 15 ans.

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    • PROLINK

      j’étais présent à la course et l’après-midi son  » jet lag » était passé car il avait fait une démonstration dans la dernière manche, je me souviens notamment d’un intérieur au ras des barrières sur Bobryshev à une vitesse supersonique.
      Le Bobby doit encore se demander comment il avait pu passer dans ce trou de souris et à cette vitesse!!!!

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    • La Rédaction

      Le rédacteur en chef de l’époque qui m’avait commandé l’article…

      ___SL

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  3. luc

    je n’ai pas compris l’intérêt de cette publication?

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    2 5
    • La Rédaction

      et nous on n’a pas compris l’intérêt de votre commentaire… comme quoi… :-)

      ___LR